• Un dernier match à l'image
    de l'année 2008

    Vincent Duchesne (Sport24.com)
    19/11/2008 | Mise à jour : 23:13
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    Yoann Gourcuff et les Bleus n'ont pas trouvé la faille contre l'Uruguay (AFP PHOTO/PATRICK KOVARIK)
    Yoann Gourcuff et les Bleus n'ont pas trouvé la faille contre l'Uruguay (AFP PHOTO/PATRICK KOVARIK)

    Sans imagination, l'équipe de France s'est heurtée à un mur au Stade de France pour concéder un nul sans saveur face à l'Uruguay (0-0). Seul motif de satisfaction : les Bleus n'ont pas pris de but !

    Compte-rendu de la rencontre

    Conclure une année négative sur une note positive. Gagner, séduire et poursuivre la reconstruction. Tout un programme. Tels étaient les enjeux côté français de ce match amical programmé en plein mois de novembre, à l'heure où le calendrier est surchargé, face à l'Uruguay, une équipe réputée truqueuse et ultra rugueuse. Dans un Stade de France, pour une fois, à guichets fermés, la France n'avait pas le droit de décevoir…

    Pas de rythme

    Dans une belle ambiance, ce sont pourtant les joueurs de la Celeste qui lançaient les hostilités avec un premier centre difficilement repoussé par Mexès devant Forlan (5e), puis une frappe enroulée de Rodriguez trop enlevée (7e). Les Bleus réagissaient timidement par l'intermédiaire de Toulalan, de demi-volée (7e). Mais les amateurs d'envolées lyriques pouvaient passer leur chemin. Face à des Uruguayens bien en place, ne laissant pas la moindre opportunité de jouer dans les intervalles, l'équipe de France peinait à emballer la rencontre. Les Bleus gardaient l'essentiel de la possession du ballon sans pour autant se montrer menaçants. Contrairement aux visiteurs, plus prompts dans les duels comme sur ces deux coups de tête non cadrés signés Lugano (11e) et Forlan (13e). Anelka tentait bien de sonner la révolte (21e, 25e) avec notamment une tête décroisée qui frôlait le cadre (17e). Mais cela n'était guère enthousiasmant. De quoi pousser les Sud-Américains à prendre confiance avec Suarez, auteur d'un joli geste acrobatique (31e) ou encore Forlan, d'une frappe enroulée parfaitement stoppée par Lloris (33e). Mais surtout Rodriguez suite à une grossière erreur de relance d'Evra (22e). Oubliant totalement de passer par les ailes, les Tricolores regagnaient fort logiquement les vestiaires sur un score nul et vierge et sous les sifflets après deux tentatives une nouvelle fois non cadrées de Vieira (34e) et Anelka (36e).

    Savidan fait le show

    Au retour des vestiaires, Raymond Domenech modifiait quelques cartouches avec les entrées de Diarra et Savidan. Le buteur caenais ne tardait pas à se mettre en évidence avec un tir puissant détourné en corner par Carini (54e). Malheureusement, le tempo restait désespéramment lent et l'Uruguay était à deux doigts d'en tirer profit avec une énorme occasion gâchée par Gargano (55e). Etait-ce la charge très rugueuse de Pereira sur Ribéry qui réveillait l'orgueil des Tricolores ? Toujours est-il que la France appuyait sur le champignon sous l'impulsion du culotté Savidan, auteur deux papinades spectaculaires (62e, 67e). Il y avait le feu dans la défense sud-américaine avec un centre rasant de Benzema dégagé en catastrophe (61e), puis une tête subtile d'Henry pour Gallas sauvée par Alvaro Pereira (65e). Mais l'embellie ne durait pas, en raison, il est vrai d'une litanie de changements. Face à ces diables d'Uruguayens, accrocheurs, positionnés très bas et dangereux sur coup de pied arrêtés, témoin ces deux coups de tête d'Abreu (73e, 86e), la France restait muette. Malgré un Savidan dans tous les bons coups (78e). La bande à Raymond Domenech termine l'année 2008 sur un triste spectacle…

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