
Une finale de Grand Chelem, à Melbourne, une victoire dans un Masters Series, à Bercy, et un autre tournoi remporté à Bangkok : 2008 a tout changé dans la carrière de Jo-Wilfried Tsonga. Parti de la 38e place mondiale en janvier, le Manceau va terminer la plus grosse saison de sa carrière à la 6e ou 7e place. Et reconnaît lui-même qu'il a dépassé les objectifs qu'il s'était donnés avec son équipe en début d'année : remporter un tournoi et approcher les dix premiers. «Lorsque je me fixe des objectifs, c'est pour aller encore plus loin», précise Tsonga, qui s'avoue tout de même «bluffé» par sa réussite de 2008 et aime à se souvenir qu'il était 212e mondial au 1er janvier 2007. «C'est fabuleux ce qui m'est arrivé cette année, s'enflamme-t-il. Ce sont des émotions qui ne s'achètent pas. C'est indescriptible.»
Plus encore que sa première finale de Grand Chelem en janvier, c'est sa victoire à Bercy dont est le plus fier le Français. «C'était magique.» Et il n'oublie pas l'avoir conquise après avoir subi une opération au ménisque pendant Roland-Garros. «Jo a eu trois saisons en une, résume Patrice Dominguez, le DTN. Cela a commencé par la naissance en Australie. Puis il a eu plusieurs mois d'arrêt pour blessure, et il a terminé par une renaissance avec la victoire à Bercy.»«J'en ai bavé, se remémore Tsonga de sa longue et douloureuse rééducation. Il y a des jours où je me levais pour faire des trucs pas très drôles.»
Construit dans l'adversité, le Manceau a puisé des forces nouvelles dans cette interruption, qui l'a déposé ici à Shanghaï parmi les huit maîtres de la planète tennis. «Le fait d'être ici au Masters me donne de nouvelles ambitions», annonçait-il juste après son dernier match.
Après le repos mérité de l'authentique guerrier, il est particulièrement motivé pour débuter une préparation hivernale foncière capable de lui offrir cette solidité physique qui lui a fait défaut en 2008. «J'espère jouer une saison plus conséquente», avance-t-il. «2009 sera une année compliquée à gérer, reconnaît Eric Winogradsky, le fidèle entraîneur de Tsonga, confiant dans le mental et la détermination de son protégé. «J'aimerais essayer de gagner un Grand Chelem et la Coupe Davis», glisse le Français. Mais sur un circuit qui vit depuis trois ans à l'heure du duel Federer-Nadal, les ambitions du Manceau vont encore plus loin : «J'ai envie d'être numéro un mondial», affirme-t-il avec cette force tranquille qui l'a toujours habité.
Si son organisme lui laisse en 2009 un peu plus de répit que lors des trois saisons précédentes, Jo-Wilfried Tsonga peut se permettre d'être ambitieux.
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AVEC SPORT24.COM - Le Français s'est imposé lors de la Coupe du monde de ski alpin, devant le Croate Ivica Kostelic. Il s’empare également de la tête du classement général.
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