• Marleix : «Un exercice juridiquement encadré»

    Propos recueillis par J.-B. G. et B. J.
    18/11/2008 | Mise à jour : 20:30
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    INTERVIEW - Le secrétaire d'État à l'Intérieur prépare le «réaménagement» électoral.

    LE FIGARO. - Le redécoupage de Charles Pasqua en 1986 avait provoqué une levée de boucliers. Le débat sera-t-il aussi mouvementé cette fois-ci ?
    Alain MARLEIX. - Le premier bénéficiaire du redécoupage de 1986, ce fut la gauche, dès les législatives de 1988 ! Le travail de Charles Pasqua n'a d'ailleurs jamais été remis en cause par les pouvoirs socialistes successifs. Ce redécoupage a permis à la gauche de gagner deux fois et à la droite trois fois. C'est bien la preuve que c'était plus équilibré qu'on ne l'a dit à l'époque. La volonté du gouvernement est de respecter la loi et de répondre aux injonctions du Conseil constitutionnel. Plutôt qu'un redécoupage global, c'est un réaménagement électoral que nous effectuons aujourd'hui.

    Ce « réaménagement » concerne tout de même près de la moitié des départements. Sans compter ceux où il faudra remodeler les circonscriptions pour les rééquilibrer démographiquement.
    Au final, je le répète, cette opération sera globalement blanche. Quand on fera le bilan de ce réaménagement, vous verrez que cela concernera autant de circonscriptions de gauche que de droite. Quant aux remodelages, c'est également une obligation : les disparités de population entre circonscriptions à l'intérieur d'un même département ne doivent pas excéder 15 à 20 %.

    Le PS doit-il craindre de voir ses circonscriptions « bunkérisées » et donc l'équilibre entre la majorité et l'opposition figé en votre faveur à l'Assemblée ?
    Je ne veux pas rentrer dans ce débat. Cette critique fait partie des artifices classiques du jeu politique. Honnêtement, la méthodologie est très contraignante. Il y a l'encadrement habituel du Conseil constitutionnel et du Conseil d'État. Mais nous sommes également placés sous le contrôle de la commission prévue dans la réforme constitutionnelle. Il n'y a jamais eu autant de garanties, d'encadrement juridique autour d'une telle opération de redécoupage.

    Faudra-t-il attendre encore vingt-cinq ans pour un nouveau redécoupage ?
    Non. L'idéal serait de remettre à jour la carte électorale de manière régulière et consensuelle. Tous les dix ans, ce serait bien.

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