
Édouard Balladur s'est rangé dimanche dans le camp des personnalités de la majorité qui préconisent de s'affranchir des critères de Maastricht en raison de la gravité de la crise financière. «On peut dépasser la limite des 3 % à titre provisoire, à condition d'être bien déterminé à revenir en dessous le plus rapidement possible», a déclaré l'ancien premier ministre sur i-Télé. Les critères de convergence du traité de Maastricht, adopté en 1992, prévoient en effet que les États signataires doivent maintenir leur déficit public sous la barre des 3 % du PIB.
«Je ne voudrais pas que l'on saisisse cette occasion pour un débat entre pro et anti-européens», a ajouté Édouard Balladur. Henri Guaino, conseiller spécial du président de la République et ancien proche de Philippe Séguin, avait, lui, affirmé le 2 octobre que, compte tenu de la crise financière, les critères de Maastricht n'étaient «temporairement pas la priorité des priorités».
Interrogé sur la rumeur de sa nomination comme ministre de l'Économie à la place de Christine Lagarde, Édouard Balladur a répondu qu'il n'en était «pas question». «C'est un temps qui est tout à fait passé pour moi, j'ai quitté la vie politique il y a deux ans», a expliqué l'ancien premier ministre. «J'ai quitté la politique active volontairement, j'y étais resté vingt ans, il m'a semblé qu'il était temps de passer la main», a poursuivi Édouard Balladur. Christine Lagarde «remplit très bien son office», a-t-il conclu.
L'ancien premier ministre devrait par ailleurs se voir confier prochainement par Nicolas Sarkozy la présidence de la commission «Pour la réforme des territoires», chargée en particulier de réfléchir au rapprochement des départements et des Régions. Le président de la République souhaite que cette commission rende ses conclusions en février au plus tard.
En savoir plus
À la une

![]() |
|||||||
|
|||||||



