• Balladur : s'affranchir de Maastricht provisoirement

    G. P.
    13/10/2008 | Mise à jour : 08:42
    | Ajouter à ma sélection
    .
    Édouard Balladur devrait par ailleurs prendre la présidence de la commission «Pour la réforme des territoires».
    Édouard Balladur devrait par ailleurs prendre la présidence de la commission «Pour la réforme des territoires». Crédits photo : Le Figaro

    «On peut dépasser la limite des 3 % à titre provisoire, à condition d'être bien déterminé à revenir en dessous le plus rapidement possible», a déclaré l'ancien premier ministre sur i-Télé.

    Édouard Balladur s'est rangé dimanche dans le camp des personnalités de la majorité qui préconisent de s'affranchir des critères de Maastricht en raison de la gravité de la crise financière. «On peut dépasser la limite des 3 % à titre provisoire, à condition d'être bien déterminé à revenir en dessous le plus rapidement possible», a déclaré l'ancien premier ministre sur i-Télé. Les critères de convergence du traité de Maastricht, adopté en 1992, prévoient en effet que les États signataires doivent maintenir leur déficit public sous la barre des 3 % du PIB.

    «Je ne voudrais pas que l'on saisisse cette occasion pour un débat entre pro et anti-européens», a ajouté Édouard Balladur. Henri Guaino, conseiller spécial du président de la République et ancien proche de Philippe Séguin, avait, lui, affirmé le 2 octobre que, compte tenu de la crise financière, les critères de Maastricht n'étaient «temporairement pas la priorité des priorités».

    Interrogé sur la rumeur de sa nomination comme ministre de l'Économie à la place de Christine Lagarde, Édouard Balladur a répondu qu'il n'en était «pas question». «C'est un temps qui est tout à fait passé pour moi, j'ai quitté la vie politique il y a deux ans», a expliqué l'ancien premier ministre. «J'ai quitté la politique active volontairement, j'y étais resté vingt ans, il m'a semblé qu'il était temps de passer la main», a poursuivi Édouard Balladur. Christine Lagarde «remplit très bien son office», a-t-il conclu.

    L'ancien premier ministre devrait par ailleurs se voir confier prochainement par Nicolas Sarkozy la présidence de la commission «Pour la réforme des territoires», chargée en particulier de réfléchir au rapprochement des départements et des Régions. Le président de la République souhaite que cette commission rende ses conclusions en février au plus tard.

    Imprimer
    .
    Partager
    .
    Envoyer
    .
    S'abonner
    .
    Imprimer
    .
    Partager
    .
    Envoyer
    .
    S'abonner
    Mobile
    3D
    .
    .
  • Liens sponsorisés

    .
  • En savoir plus

  • À la une

  • Audiovisuel : nouvelle guerre de tranchées au Sénat

    Audiovisuel : nouvelle guerre de tranchées au Sénat<br/>

    Les sénateurs PS et PCF ont quitté l'hémicycle dès l'ouverture des débats, après avoir dénoncé le fait que la mesure principale du texte, la suppression de la publicité, soit déjà en vigueur. A l'extérieur, 200 salariés de France Télévisions criaient leur colère.
    » Les centristes font monter les enchères

    .
  • Les Français voudraient bouleverser
    le capitalisme

    A la veille d'un colloque international important sur le « nouveau capitalisme », 53% des Français interrogées par TNS-Sofres réclament un changement « en profondeur » du système économique… contre 31% de leurs voisins européens.

    .
    .
  • Audiovisuel : les centristes font monter les enchères

    Conscient que leurs voix sont indispensables, François Fillon a fait, mardi, des gestes dans leur direction.

    .
    .
  • .

    Remaniement : Sarkozy peaufine ses choix

    L'équipe de François Fillon effectue mercredi une rentrée sous pression, même si le remaniement qui se dessine devrait être restreint.

    .
    .
  • .

    PS : les européennes, moteur d'apaisement

    Les amis de Ségolène Royal discutent avec ceux de Martine Aubry de la composition des listes aux élections de juin.

    .
    .
  • Bayrou ironise sur «le tourbillon»
    des réformes

    Lors de ses vœux, le président du MoDem s'est montré très sévère face à l'action présidentielle.

    .
    .
  • .
  • Travail dominical : l'examen du texte reporté sine die

    La proposition de loi controversée a disparu de l'ordre du jour de l'Assemblée fixé mardi matin par la Conférence des présidents.

    .
    .
  • Le PS poursuit son harcèlement
    au Parlement

    Le PS poursuit son harcèlement<br/>au Parlement<br/>

    Les députés entament mercredi l'examen du plan de relance puis, le 13 janvier,la réforme du travail législatif combattue par la gauche. Ayrault promet de ne «pas baisser la garde».

    .
  • Droit d'amendement :
    le PS prépare une bataille hors normes

    La gauche dénonce une réforme de la procédure parlementaire qui, selon elle, réduirait le droit d'expression des députés.

    .
    .
.
.