
Après avoir ouvert en baisse ce matin, la place parisienne a creusé ses pertes tout au long de la journée, dans le sillage de l'ouverture négative des marchés américains et plombée par les mauvaises perspectives économiques outre-Atlantique. Les ventes de détail américaines s'affichaient notamment en recul de 1,2% sur un mois en septembre, alors que les analystes attendaient un repli plus modeste de 0,7%. En fin de séance, le CAC 40 perd 6,82% à 3381,07 points. Même orientation négative du côté des autres indices européens : Londres a lâché 7,16%, Francfort 6,49% et l'Eurostoxx 50 6,91%.
A Wall Street, les indices poursuivent leur chute, avec un Dow Jones qui perd 3,76% et le Nasdaq qui s'enfonce de 3,18% à l'heure de clôture du marché parisien.
Autre mauvaise nouvelle, la Banque de France a revu en baisse la croissance pour le troisième trimestre : le PIB devrait ainsi baisser de 0,1%. De son côté, l'Allemagne prévoit une croissance, presque nulle, de 0,2% pour 2009. Le déficit budgétaire des Etats-Unis de l'exercice 2007-2008 a triplé en un an, pour s'établir à 445 milliards de dollars.
Pour regonfler le moral des investisseurs, la Commission européenne a proposé ce mercredi à la mi-journée de relever les plafonds de garanties en cas de faillite d'une banque à 100 000 euros au moins, contre 20 000 auparavant. Mais cela n'a pas suffit à regonfler le moral des opérateurs, qui ont porté toute leur attention sur l'amplification de craintes de récession de l'économie américaine.
Les valeurs du jour
La séance est douloureuse pour les valeurs de la construction, qui enregistrent les plus fortes baisses. Lafarge cède 11,43%, ArcelorMittal perd 13,67%, Schneider Electric dévisse de 15%, Saint-Gobain recule de 14,69% et Vallourec (-10,53%).
GDF Suez (-7,16%) a annoncé hier soir que, si la mise en place d'une taxe de 250 millions d'euros sur les centrales nucléaires était confirmée, il intenterait une action d'annulation en justice.
Dexia (-4,72%) dément les rumeurs mentionnant sa nationalisation par l'Etat belge. Le titre de l'établissement bancaire clôturait mardi sur une baisse de 15,2%. Les autres valeurs financières clôturent également dans le rouge. BNP Paribas perd 3,51% à 59,185 euros, 8,05% à 48,73 euros et Crédit Agricole 9,9% à 11 euros.
Air liquide recule de 4,46%. Le spécialiste des gaz industriels ne change pas sa stratégie au Moyen-Orient. Il reste confiant malgré la crise.
Total (-7,82%) confirme lui aussi ses projets d'investissements en dépit de la baisse du cours du brut. Le patron du groupe, Christophe de Margerie, prédit une hausse à venir de celui-ci avec la demande toujours plus grande des pays asiatiques comme la Chine.
On attend une réaction des valeurs automobiles face à la baisse européenne de 8,2% du nombre d'immatriculations en septembre. Renault (-12,75%) annonce ce matin une hausse de 1% de ses ventes mondiales de véhicules en septembre 2008.
Thomson abandonne 6,75%. Selon «Les Echos», le groupe voudrait vendre ses 50% de participation dans le groupe publicitaire Screenvision.
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