Bagarre au Saint-Sépulcre - Une scène qui n’a rien d’inhabituel, hélas ! Occupé nuit et jour depuis 1752 par les représentants de cinq Eglises chrétiennes (Grecs, Arméniens, Syriaques, Coptes orthodoxes, ainsi que catholiques latins), ce sanctuaire qui abrita (durant deux nuits seulement) le corps martyrisé de Jésus-Christ est régulièrement profané par ce genre d’affrontements, incroyablement haineux et violents, entre les différentes confessions d’une même religion. Cette fois-ci, l’armée israélienne a dû intervenir, pour éviter que le sang ne coule. Mais aussi pour protéger ce lieu saint entre tous, ainsi que la loi de 1967 lui en fait obligation.
(Ammar Awad/Reuters)
Cette photo ne doit rien au hasard. Minutieusement scénarisée par un commando de marines en charge du déminage de l’Afghanistan, elle sera probablement bientôt transformée en poster de recrutement pour l’armée américaine. Car les deux soldats au centre sont en train de procéder à une cérémonie de réengagement, pour trois ans, avec un bonus de 5000 dollars à la clé. Et s’ils ne paraissent guère paniqués par l’explosion du fond, c’est parce qu’ils l’ont commandée à distance, en amassant une partie des 30 kilos d’explosifs que leur commando découvre chaque jour, dissimulés dans les sables afghans par l’armée russe sous forme de mines, de grenades ou d’obus de mortier.
(Samuel Morse/Sipa)
Jaillissant des flots comme un volcan vivant, cette baleine à bosse est en train de se régaler de centaines de poissons, d’abord encerclés par elle dans un cylindre de bulles sous-marines, puis gobés en une seule remontée. Un cliché magnifique rendu possible par l’extrême sociabilité de ces animaux, aussi joyeux que joueurs et peu craintifs, ce qui les rend évidemment très vulnérables. Rien qu’au cours du XXe siècle, 200 000 d’entre eux auraient été massacrés. Un carnage interdit depuis 1966 : de 20 000 individus en 1986, la population de ces mégaptères serait aujourd’hui repassée à 35 000. Pour le plus grand bonheur de ceux, nombreux, qui rêvent un jour d’en voir un.
(Duncan Murrell/Biosphoto)
A la limite du point de rupture, ce train chargé de pèlerins sunnites se prépare à quitter la gare de Multan, la sixième ville du Pakistan, dans la région du Pendjab. Par centaines de milliers, ces hommes et ces femmes se sont rendus dans la région pendant trois jours, à l’occasion d’une fête religieuse annuelle extrêmement populaire. Une fois la dernière prière dite, dans l’après-midi de dimanche dernier, la gare a été littéralement prise d’assaut, et le moindre espace disponible occupé. A l’intérieur des wagons, se déplacer tient du miracle. Plus question de monter ou de descendre. A petite vitesse, le voyage du retour promet d’être long et pénible. (Khalid Tanveer/AP Photo)
Telle une immense draperie ondulante, cette aurore boréale serpente lentement dans le ciel glacé de l’Alaska. Magique, sa lumière froide semble jouer avec les flammes du brasier allumé en plein vent. Ce spectaculaire phénomène atmosphérique, appelé aurore boréale dans l’hémisphère Nord et aurore australe dans l’hémisphère Sud, est caractérisé par des ondulations extrêmement colorées dans le ciel nocturne, le vert et le rouge étant prédominants. Provoquées par l’interaction entre les particules chargées du vent solaire et la haute atmosphère, les aurores se produisent principalement dans les régions proches des pôles, entre 65 et 75 ° de latitude. (Chris Madeley/Science Photo Library/Cosmos)
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